Paris: fin du relais de l'Harmonie

La dernière relayeuse allume la vasque de la Flamme
Beijing, le 7 avril – Le rideau est retombé lundi après-midi sur le relais de la Torche olympique à Paris au terme de multiples tentatives de la part d'indépendantistes tibétains et autres éléments perturbateurs, agissements qui ont provoqué le juste courroux des organisateurs et du public.
Le flambeau olympique a dû être mis à l'abri à la hâte pas moins de quatre fois dans le bus d'escorte par mesure de sécurité face aux assauts des protestataires. Résultat : le relais a dû être écourté, et les derniers relais ont eu lieu en véhicule motorisé plutôt qu'à pied.

Un comité d’accueil chinois fait de son mieux à Paris, cinquième étape du « Périple de l’Harmonie »
Avant que les choses n'en arrivent là, un mécontent armé d'un extincteur avait tenté d'éteindre la Flamme. Heureusement, la police a réussi à arrêter à temps la tête brûlée et sa tentative a fait long feu. Un autre énervé avait aussi essayé d'arracher la torche à un relayeur. En vain...
Selon l'agence France-Presse, au moins cinq manifestants ont été arrêtés pour avoir tenté de bloquer le passage de la Flamme.
Contrit, Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français, a qualifié les incidents de « profondément regrettables ».
« Je pense que les gens auraient dû laisser passer la Flamme et faire leurs protestations à côté », a estimé le responsable français.
Un autre membre du CNOSF, Guy Drut, a lui aussi déploré le comportement des manifestants, affirmant: « La flamme sacrée est un symbole de paix et de tolérance…personne ne devrait y toucher. »

Le relayeur Mathieu Pinto à Paris, cinquième étape du « périple de l’Harmonie »
Des spectateurs ont été vivement irrités par les menées des séparatistes tibétains et de leurs nervis. Un étudiant parisien a ainsi déclaré : « On était venus simplement pour voir la Flamme. Qu'est-ce que cela a à voir avec nous, ça ?» a-t-il lâché, montrant d'un doigt vengeur un groupe bruyant de séparatistes agitant des banderoles.
Des milliers de Parisiens sont descendus dans la rue pour voir le relais, qui devait se dérouler en principe sur 28 km, depuis la tour Eiffel jusqu'au stade Charléty.


