L'héroïque Jin Jing rentre à la maison

Jin Jing et la torche, inséparables depuis Paris
Beijing, 16 avril – La relayeuse qui fait actuellement le plus fureur en Chine et dans la communauté chinoise d'outre-mer est une frêle Chinoise en chaise roulante qui a immolé son corps pour protéger la Flamme pendant son passage à Paris, la capitale de la France.
Jin Jing, jeune athlète paralympique de 27 ans, a fait l'objet d'une agression violente de « séparatistes pro-Tibet » méphistophéliques, alors qu'elle portait la Torche olympique lors de son étape française. Sans hésitation, la douce mais inflexible escrimeuse a offert le rempart de son corps de jeune fille pour sauvegarder la Flamme, ce qui a instantanément fait d'elle une héroïne aux yeux de tout le peuple chinois.
Après ce parcours houleux, Jin a retrouvé le chaos à son retour à Shanghai le 13 avril, où journalistes et autres patriotes voulaient tous être vus avec « l'ange sur roues ». Tandis que les journalistes s'extasiaient de son mâle courage en territoire hostile, Jin a répondu de sa voix fluette : « J'ai fait ce que n'importe quel autre relayeur aurait fait à ma place. »
Alors qu'elle n'avait que neuf ans, les médecins ont découvert une tumeur maligne dans sa cheville droite, et sans tergiverser ont décidé de l'amputer d'une grande partie de sa jambe, désormais réduite à un moignon insensible. Après un an de chimiothérapie, elle a repris ses études. Jin Jing, qui faisait déjà preuve d'une bravoure à toute épreuve, a donc lutté contre le cancer, avant d'intégrer l'équipe d'escrime en fauteuil roulant de Shanghai en 2001.
Derrière Jin se trouve une mère qui la soutient, Liu Huayao, qui avait fait le déplacement jusqu'à l'aéroport international de Hongqiao à Shanghai pour accueillir sa fille. Au milieu de la foule d'admirateurs qui s'agglutinaient pour apercevoir l'héroïne, mère et fille se sont couvées du regard sans échanger un mot.


